Poissons gras et cholestérol : pourquoi ils sont vos meilleurs alliés ?

20 janvier 2026

|

Quand on a du cholestérol, il est fréquent de réduire toutes les sources de graisses… y compris les poissons gras.
C’est pourtant une erreur courante, car les poissons gras et semi-gras font partie des aliments les plus protecteurs pour le cœur.

Dans cet article, nous allons voir :

  • pourquoi les poissons gras sont bénéfiques quand on a du cholestérol,
  • quels poissons privilégier au quotidien,
  • comment intégrer aussi les poissons semi-gras,
  • et comment consommer du poisson chaque semaine en toute sérénité.
Tartines de pain complet garnies de sardines à l’huile, riches en oméga-3, un poisson gras bénéfique pour le cholestérol

Pourquoi les poissons gras aident à faire baisser le cholestérol

Les poissons gras sont riches en oméga-3 (EPA et DHA), des acides gras essentiels dont les effets sur la santé cardiovasculaire sont bien documentés.

Ils permettent notamment :

  • de diminuer les triglycérides sanguins,
  • d’améliorer l’équilibre entre LDL et HDL,
  • de réduire l’inflammation chronique des artères,
  • de protéger les parois vasculaires.

Contrairement aux graisses saturées, les graisses des poissons sont des graisses de qualité, qui participent activement à la protection du cœur.

👉 Quand on a du cholestérol, le problème n’est pas le gras, mais le mauvais gras.

Tous les poissons gras ne se valent pas… et c’est une bonne nouvelle

On parle de poissons gras lorsqu’ils contiennent plus de 8 g de lipides pour 100 g.
Mais parmi eux, certains sont particulièrement intéressants pour une consommation régulière.

Les poissons gras à privilégier quand on a du cholestérol

Les petits poissons gras sont de loin les meilleurs choix :

Ils cumulent :

  • une excellente teneur en oméga-3,
  • une forte densité nutritionnelle,
  • une faible contamination,
  • une grande facilité d’intégration au quotidien (frais ou en conserve).

Ce sont les poissons gras les plus sûrs et les plus efficaces pour la santé cardiovasculaire.

Le rôle clé des poissons semi-gras

Les poissons semi-gras, contenant 3 à 6 g de lipides pour 100 g, jouent un rôle complémentaire très important.

Ils apportent :

  • des oméga-3 en quantité modérée,
  • beaucoup de protéines,
  • peu de calories,
  • une excellente tolérance digestive.

Parmi eux :

  • truite
  • dorade
  • bar
  • lieu jaune
  • sole
  • merlan

👉 Les poissons semi-gras sont idéaux pour varier les repas, éviter la lassitude et maintenir une consommation régulière de poisson.

Et les métaux lourds dans tout ça ? Un point de vigilance, pas une inquiétude

Et les métaux lourds dans tout ça ? Un point de vigilance…

La question des métaux lourds, notamment du mercure, revient souvent.
Il est important d’y répondre sans dramatiser.

Ce qu’il faut retenir

  • le mercure devient problématique en cas d’exposition répétée et élevée,
  • le risque concerne surtout les grands poissons prédateurs,
  • les poissons les plus recommandés (sardines, maquereaux, harengs) sont très peu contaminés.

En pratique, il suffit de varier les espèces et d’éviter une consommation fréquente des très grands poissons pour éliminer le risque.

Les poissons à consommer plus occasionnellement sont :

  • espadon
  • thon rouge
  • anguille

Ils n’annulent pas les bénéfices du poisson, mais ne doivent pas être la base d’une consommation hebdomadaire.

Quelle consommation idéale quand on a du cholestérol ?

Plutôt que de chercher le poisson « parfait », l’objectif est de créer une routine simple et durable.

Recommandation hebdomadaire équilibrée

  • 2 portions de poissons gras sûrs
    sardines, maquereaux, harengs, anchois
  • 1 à 2 portions de poissons semi-gras
    truite, dorade, bar, lieu, sole
  • alterner les espèces et les modes de préparation

Portion recommandée : 120 à 150 g
Cuissons idéales : vapeur, four, papillote, poêle douce.